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Les sophismes de la parabole des Tuileries

Jérémie Rostan, un collègue professeur de philosophie et d'économie dans un lycée international à San Francisco, réfute   les nombreux sophismes contenus dans cette parabole   ( 24HGold )  : La     «  parabole des Tuileries  »   récemment exposée sur le site du   Monde , a connu un grand succès sur l'internet. Et on comprend pourquoi : elle justifie une opinion courante (l'État doit subventionner la culture), et cela d'une manière très accessible, mais apparemment fondée sur des arguments économiques. De ce fait, elle n'est pas seulement     «  sachante  », mais semble en outre offrir des armes pour prendre les partisans du marché et pourfendeurs de la dépense publique à leur propre piège. Pour séduisante qu'elle soit, elle n'en est pas moins trompeuse. Avant de la critiquer, rappelons ses trois arguments. D'une part, la culture ferait exception à la loi de la  « valeur marginale décroissante » : plus on « consomme » de culture, plus on y pr

L'Eglise catholique et le marché

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C'est un vieux débat qui resurgit périodiquement. Ces jours-ci une obscure commission vaticane publie un document en forme de manifeste pour les "indignés" :  «  Pour une réforme du système financier international dans la perspective d'une autorité publique à compétence universelle  ». Le texte, proche du point de vue de Joseph Stiglitz ( Le triomphe de la cupidité , son dernier livre) ou du milliardaire George Soros, ne dit rien sur la crise de la dette des Etats. Par contre, il dénonce l'idolâtrie des marchés et appelle à la création d'un gouvernement mondial. En d'autres termes : plus de dépenses, plus d'impôts et plus d'Etat... Je me permets de renvoyer à l'article que j'ai écrit sur ce texte pour l'Institut Coppet : http://www.institutcoppet.org/2011/10/25/faut-il-creer-une-autorite-publique-mondiale-face-a-la-crise Mais je voudrais surtout citer Daniel Villey, un économiste catholique qui compte beaucoup dans ma formation

Pourquoi les marchés financiers n'ont-ils rien vu à Fukushima ?

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Par Fabrice Gerschel, ancien banquier, directeur de " Philosophie Magazine "   Fukushima est-il un événement, un point d'inflexion dans notre perception du nucléaire, et dans notre modèle de croissance ? Ou un simple accident, tant bien que mal contenu ? Il existe au moins une instance qui, une semaine après la catastrophe, avait tranché et classé le dossier une fois pour toutes : ce sont les marchés financiers. Il va falloir remiser les clichés. Moutonniers, les investisseurs ? Paniquards, les marchés ? Pas du tout. Le lundi 14 mars, premier jour de Bourse "post-Fukushima", les indices ne perdaient que 1 %. Dans les jours qui ont suivi, les notes d'analystes appelaient à relativiser l'impact des "tragiques événements japonais". Parmi les arguments invoqués alors : le Japon ne pèse que 0,1 % dans la croissance mondiale ; le précédent du séisme de Kobe montre que la reconstruction a un impact positif sur la croissance ; la zone

Du libre marché en Amérique

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Echanges entre Daniel Rabourdin* et Damien Theillier*. Birmingham, Alabama, juillet 2010 * Daniel Rabourdin a fait des études de philosophie à Paris puis des études de journalisme à San Francisco avant de devenir producteur pour la chaîne de télévision catholique internationale EWTN. Il vit en Alabama depuis 15 ans. * Damien Theillier est professeur de philosophie à Paris et voyage régulièrement aux Etats-Unis.  Tous deux s’intéressent aux transformations de la société américaine. Sommaire 1. La catastrophe sociale d'un siècle d'étatisme américain. 2. « Do it yourself » 3. Un libéralisme matérialiste et mercantile ? 4. Une société violente ? 5. Les caractéristiques de l’American Way of Life 6. Se libérer du carcan de l’État social 7. Les cobayes de l’Affirmative Action 8. Le homeschooling : un refuge de civilisation 9. Le retour de la Culture avec un grand "C" 1° La catastrophe sociale d'un siècle d'étatisme américain . Daniel Rabourdin