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Affichage des articles associés au libellé Criminalité

De la justification morale de la peine

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Cher Kaplan votre mise au point concernant la philosophie pénale en termes de calcul coût-bénéfice est tout à fait pertinente mais je voudrais y ajouter deux ou trois choses sur lesquelles nous serons peut-être en désaccord. Nous sommes je pense d'accord sur un point : c'est le traitement « social » du crime qui a conduit à diaboliser la dissuasion depuis les années 50. C’est-à-dire l’idée que les causes profondes de la criminalité résideraient dans l’inégalité des revenus et dans les injustices sociales comme le racisme ou la discrimination. Selon ce point de vue "socialisant", les criminels seraient d’abord des victimes. En réalité, comme votre billet tend à le montrer, ce n’est pas la pauvreté qui engendre le crime, c’est l’opportunité d’un gain facile et sans risque. Le comportement criminel est donc une réponse rationnelle à des incitations et des opportunités. La criminalité baisse ou augmente en réponse à ses coûts attendus en termes de probabilité de pu

Libéralisme et justice pénale. Alain Laurent

Conpte-rendu de l'intervention d'Alain Laurent le jeudi 10 juin, dans le cadre de son séminaire privé : Chemins de traverse du libéralisme. A/ La philosophie pénale : un sujet omis par les libéraux. Nous allons traiter d’un thème qui est, une fois de plus, un point aveugle dans la pensée libérale alors que c’est un problème central des sociétés démocratiques libérales : la philosophie pénale, le droit pénal. Il est surprenant de constater que chez  les grands penseurs libéraux consacrés, non seulement il n’y a pas d’ouvrages qui, en tant que tels, traitent de cette problématique mais aussi, pour les avoir lus et relus, il n’y a parfois même pas de chapitre ou deux-trois pages traitant de cela. C’est surprenant parce qu’on ne peut pas en dire autant chez les adversaires du libéralisme qui se sont longuement emparés de ce sujet. Bien sûr, il y a bien des ouvrages qui traitent de la tolérance zéro et qui critiquent le laxisme dans lequel se sont abîmées peu à peu

Robert J. Bidinotto et les théories du crime aux Etats-Unis

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(Translation tool, wait a minute please) Robert J. Bidinotto et les théories du crime aux Etats-Unis : liberal-progressisme, conservatisme, libertarianisme et objectivisme.   par Damien Theillier La criminologie est une discipline qui s’est développée en Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada, depuis les années 60. En effet, à partir de 1962, l’Amérique connaît une véritable explosion de la criminalité. Les premières interprétations de ce phénomène sont néo-marxistes : la criminalité est engendrée par la pauvreté. Pourtant, depuis le milieu des années 90, les taux de criminalité aux Etats-Unis sont en chute libre, y compris avec la crise de 2008. Comment expliquer cette contradiction ? Robert James Bidinotto est un ancien rédacteur au Reader’s Digest, il a été l’un des principaux animateurs du think-tank objectiviste Atlas Society , fondé par David Kelley. Il s’est fait connaître à l’échelle nationale dans les médias lors de la campagne présidentielle de 1988, en p

Libéralisme et justice pénale

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Jeudi 10 juin avait lieu la dernière séance du séminaire d'Alain Laurent pour cette année scolaire Vous pouvez télécharger l'enregistrement audio complet ici : http://rapidshare.com/files/397814820/Alain_L_-_Damien_T.mp3 Première partie : Alain Laurent - du début à la 49e minute Seconde partie : Damien Theillier - de la 49e minute à la fin

Destutt de Tracy sur le crime

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Antoine Louis Claude, Comte Destutt de Tracy (1754 – 1836) Destutt de Tracy fut un philosophe et l’un des fondateurs, dans les années 1790, du groupe républicain libéral classique connu sous le nom de groupe des Idéologues (Cabanis, Condorcet, Constant, Daunou, Say, Madame de Staël). Ses écrits ont particulièrement impressionné son ami Thomas Jefferson, qui en a traduit et publié deux d'entre eux en Amérique. Comme membre du Sénat, Tracy s'est opposé à Napoléon, et s'est prononcé contre la monarchie constitutionnelle ultérieure. Il a par ailleurs défendu le « laissez-faire » en économie. Destutt de Tracy forgea le terme idéologie, qu’il conçut comme la « science des idées » (Mémoire sur la faculté de penser). Ce terme désigne l'étude des idées, de leur caractère, de leur origine et de leurs lois, ainsi que leurs rapports avec les signes qui les expriment (c’est Marx qui jettera le discrédit sur ce terme). Il fut élu membre de l’Académie française en 1808 et de l’Académ

NYPD

http://www.manhattan-institute.org/video/?c=07-09_CJ

A Crime Theory Demolished

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Traduction d'un article de Heather MacDonald paru dans le Wall Street Journal du 4 janvier 2010 Si la pauvreté est la cause profonde de la criminalité, pourquoi les taux de criminalités sont-ils au plus bas alors que les taux de chômage sont au plus haut ? La récession de 2008-2009 a discrédité l'une des théories sociales les plus destructrices qui soit sortie des années 1960 : l'idée que les causes profondes ("root cause") de la criminalité résident dans l'inégalité des revenus et dans l'injustice sociale. L'économie ayant entrainé une suppression massive d'emplois en 2008, des criminologues et experts ont prédit que le crime exploserait, car la pauvreté serait, selon cette théorie, la cause profonde de l’augmentation des criminels. Pourtant, c'est le contraire qui s'est passé. Après sept millions d'emplois perdus, la criminalité a chuté à son plus bas niveau depuis le début des années 1960. Les conséquences de cette baisse sur la