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Le capitalisme de copinage

De tout temps, la collusion Big Business – Big Government a été dénoncée par de nombreux libéraux. Ainsi Bastiat dénonçait ce qu’il appelait la « recherche de rentes ». Aujourd’hui, cette même idée, plus que jamais d’actualité, se répand chez les anglo-saxons sous l’appellation « crony capitalism ».

L'expression "capitalisme de copinage" désigne une économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales, subventions gouvernementales, allègements fiscaux etc.  Plus le budget de l'Etat est grand, plus les occasions de copinage se multiplient.

Le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique, est une perversion du capitalisme de laissez-faire ou de libre marché. Bastiat a montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

C'est aussi ce que décrit très bien Ayn Rand dans La Grève, son roman-culte. C'est ainsi que James Taggart utilise ses amitiés politiques pour influencer l'Alliance nationale des chemins de fer et faire passer des lois à son avantage. Le capitalisme n'est pas nécessairement libéral.

 L'Ecole du Public Choice, à la suite du prix Nobel d'économie James Buchanan, a repris ce thème pour le développer scientifiquement au sein de l'université George Mason en Virginie. (A lire : Bastiat et les choix publics).

Voici  quelques vidéos pédagogiques pour comprendre le phénomène. Elles sont produites aux Etats-Unis et sont sous-titrées par l'Institut Coppet. (https://www.youtube.com/user/Icoppet/videos)



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