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Séminaire d'Alain Laurent



Alain Laurent – Bibliographie essentielle

Philosophe et essayiste, directeur de la collection « Iconoclastes » et « Bibliothèque classique de la liberté » aux Éditions Les Belles Lettres, Alain Laurent a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans.

Il est déjà l’auteur de Du bon usage de Descartes, Turgot : " Laissez faire ! ", Les Grands Courants du libéralisme et l'anthologie de textes : Théories contre l'impôt.

En 2002 il publie un ouvrage couronné par l’Académie française La Philosophie libérale. Histoire et actualité d’une tradition intellectuelle.
En 2006 : Le Libéralisme américain. - Histoire d'un détournement.
Et en 2008 : La société ouverte et ses nouveaux ennemis.

 La philosophie libérale. - Histoire et actualité d'une tradition intellectuelle


Le libéralisme est une pensée de nature philosophique avant d'être économique ou politique. C'est une philosophie morale de la responsabilité individuelle et des justes droits dans l'égale liberté individuelle de tous - et non pas une plate exaltation de la tolérance molle ou du tout-marché.

Sommaire :
·         Petite anthologie de définitions du libéralisme par les libéraux
·         " Néo-libéralisme "
·         Révélation et exposition d'une mal connue : la philosophie libérale
·         Affinités, dérives, allergies et déclinaisons libérales
·         Des libéraux à revisiter et à réévaluer
·         Apories et paradoxes de la logique libérale
·         Libéralisme ou barbarie ?
·         Essai d'arborescence de la tradition libérale


Le Libéralisme américain. - Histoire d'un détournement.

Alain Laurent, 271 pages, Belles Lettres (8 mars 2006)

Aux États-Unis, le « liberalism » est tout le contraire de ce que communément l’on croit de ce côté-ci de l’Atlantique. Non pas le si décrié « ultra-libéralisme », mais une transposition et une adaptation locale parfois passablement gauchisée de la social-démocratie à l’européenne – en contradiction flagrante avec l’identité historique de la tradition libérale.
Le propos du livre est d’établir l’histoire méconnue de la falsification social-étatiste du mot et de l’idée de libéralisme intervenue en Grande-Bretagne puis aux Etats-Unis au cours de la première moitié du XX° siècle – et de dénoncer la diffusion de ce nouvel usage (ou mésusage) en flagrante contradiction avec le sens qui lui a légué la tradition libérale classique.
Ce faisant, l’auteur dessine aussi l’histoire de la résistance finalement victorieuse des vrais libéraux américains à ce gauchissement sémantique. Il y est par suite et en parallèle retracé l’histoire si méconnue du combat idéologique et politique engagé contre les « liberals » par les disciples américains du libéralisme classique européen, contraints de s’identifier sous de nouveaux labels tels que « conservatives » ou « libertarians ». Cette contre-offensive libérale classique est venue d’auteurs comme Hayek, Rand, Burnham, ou Meyer. Elle a redonné au libéralisme sa dynamique dans sa vérité retrouvée : responsabilité individuelle, libre marché, primat du droit de propriété…

Une bonne synthèse du livre ici : http://www.contrepoints.org/Le-liberalisme-americain-d-Alain.html

Sommaire :
LE GAUCHISSEMENT ANGLO-AMERICAIN DU LIBERALISME
Angleterre 1880-1930, " new-liberalism " versus " old liberalism "
Etats-Unis 1930 : l'avènement des liberals


PERSISTANCE DU LIBERALISME CLASSIQUE EN EUROPE CONTINENTALE
1890-1935 : " socialisme libéral " contre libéralisme classique
1938-1947 : d'un " néo-libéralisme " à l'autre - colloque de Walter Lippmann et Mont-Pélerin Society

REDECOUVERTE ET REAFFIRMATION AMERICAINES DU LIBERALISME CLASSIQUE
1920-1947
Préhistoire anti-étatiste et individualiste du " revival " libéral classique aux Etats-Unis
La revendication libérale des " néo-libéraux "
L'anti-liberalism et le libéralisme des premiers néo-conservateurs

La société ouverte et ses nouveaux ennemis

Alain Laurent, Belles Lettres, 256 p. (2008)

Toutes les démocraties égalitaires, détribalisées et sécularisées d'Occident sont confrontées aux mêmes défis du communautarisme et de la réislamisation d'une partie de l'immigration — accrus par un continuel afflux de « clandestins » : le problème de l'intégration se pose donc moins en termes franco-français de « République » que plus globalement de « société ouverte ».
Dans la perspective de Karl Popper (La Société ouverte et ses ennemis) et en usant de la liberté d'esprit et de parole chère à Jean-François Revel, il s'agit ici, à partir des faits, de montrer que cette situation critique résulte d'abord de la forfaiture morale et parfois juridique de politiques qui n'ont pas voulu faire respecter le droit commun démocratique. Mais, surtout et en amont, de l'emprise d'une idéologie prétendument « antiraciste », « sans-frontiériste » et acquise au relativisme multiculturel qui a perverti les valeurs de tolérance et d'ouverture : en elles se retrouvent les véritables et paradoxaux nouveaux ennemis de la société ouverte.
Faisant grand cas de l'émergence d'une résistance intellectuelle de tradition anti-totalitaire (aux antipodes de l'extrême droite) à cette bien-pensance et du combat émancipateur des « musulman(s)s libres », cette réflexion pointe le pathos masochiste qui fait œuvrer les sociétés ouvertes contre elles-mêmes. Sans oublier d'explorer les conditions d'une ouverture raisonnée à l'altérité.

Extraits et recensions :

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