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L'essence du terrorisme islamique


Après les attentats de Londres ce matin, il faut redire ce que beaucoup de gens ignorent. Non, le terrorisme n'est pas l'expression d'une révolte, d'une vengeance ou d'un quelconque sentiment d'injustice. Il est par essence l'expression d'une doctrine, d'une interprétation radicale de l'Islam : le djihad. Selon cette doctrine, la conquête militaire de tout territoire non islamique est imposée par Allah à tout Musulman et à toute communauté musulmane.


Je cite Bruce Thornton (dans un article à propos du livre de l'historienne Bat Ye'or, spécialiste de l'Islam : Eurabia, the Euro-Arab Axis) :

"les Musulmans occidentalisés ne tiennent pas compte de l'idéologie du djihad, ou bien tentent de le rationaliser et d'en faire une sorte d'amélioration de soi, mais le témoignage de l'histoire confirme que, pour la civilisation islamique chauvine, la guerre est une nécessité provoquée par le refus de l'infidèle de se soumettre à l'Islam et de le reconnaître comme la réalité spirituelle la plus accomplie, telle qu'elle est voulue par Allah pour la race humaine tout entière."
Et il ajoute

"Nous, Occidentaux, sommes devenus de plus en plus laïques, matérialistes et ignorants de notre passé. A nos yeux, toute cause est matérielle, tout comportement résulte du milieu physique, ou de forces psychologiques qui, elles-mêmes, ont leur origine dans des circonstances matérielles ou environnementales immédiates. C'est ainsi que nous expliquons le terrorisme islamiste comme une réaction à l'ignorance et à la pauvreté, ou à une blessure de la fierté nationale, ou à une tyrannie d'Etat, ou aux séquelles d'un passé colonial ou impérialiste. Les solutions envisagées sont donc également matérielles. Par exemple :

a. augmenter l'aide au développement pour réduire la misère et le désespoir qu'elle provoque ;

b. contraindre Israël à s'affaiblir afin de supprimer cette source constante d'irritation pour le nationalisme arabe et sa fierté ethnique ;

c. promouvoir des institutions démocratiques pour renverser la tyrannie ;

d. proposer des dédommagements fiscaux et rhétoriques pour compenser les torts causés par le colonialisme et l'impérialisme.

De telles analyses des racines du terrorisme ramènent, bien entendu, l'islamiste à des catégories matérialistes occidentales. Soit elles ignorent totalement, soit elles ne prennent pas en compte les aspects culturels, spirituels et historiques de ses motifs, lorsqu'elles les réduisent à n'être que des symptômes d'une cause matérielle plus profonde. Ces analyses évitent de se demander pourquoi tant d'autres peuples, plus pauvres et plus opprimés que ceux du Moyen-Orient, n'en viennent pas, pour autant, au terrorisme. Pour ce qui est de découvrir les racines du terrorisme islamiste, ces analyses, fondées sur l'aspect matériel, occultent plus qu'elles n'éclairent, surtout du fait que, depuis des années, l'ennemi est passé maître dans l'art de manipuler ces suppositions occidentales, qu'il considère comme des faiblesses, comme des symptômes de notre faillite spirituelle et de notre infériorité culturelle."

Si l'on veut regarder en face le terrorisme islamique sans se faire d'illusions sur sa véritable nature, il faut étudier l'histoire du djihad et sa résurgence moderne en Egyte au début du XXe siècle. En attendant la traduction française du livre de Bat Ye'or, on peut lire quelques uns de ses articles très éclairants sur la question.
Je renvoie aussi à David Cook, qui enseigne à la Rice University, à Houston (Texas), et qui est un spécialiste de la littérature apocalyptique dans l'Islam. On trouvera une présentation de son livre : "Understanding Jihad" sur la page de Daniel Pipes.
On peut lire aussi un entretien en français avec David Cook sur le site Religioscope.

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