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Novlangue de bois, désinformation et bourrage de crâne

(suite du ch. 3)

"L'objectif visiblement poursuivi par l'establishement politico-médiatique étant de faire communier tout le monde dans la révérence aux deux articles de foi "citoyens" - l'islam est forcément une "religion d'amour, de paix et de tolérance" et l'immigration est non moins forcément "une chance pour la France - toute une stratégie d'occultation des faits dérangeants et de manipulation du langage s'est mise en œuvre qui, dans ses pires aspects, n'est pas sans évoquer une version soft du 184 de George Orwell."


La dissimulation consiste d'abord dans une autocensure que pratiquent sans complexes et par conviction idéologique la plupart des journalistes. (Robert Solé, premier médiateur au Monde : "Au Monde aussi, reconnaissons-le, une sorte de tabou interdisait de parler de certaines choses.")
Le voile commence à être levé aujourd'hui sur l'importance réelle des flux migratoires, sur les tendances à occulter le patronyme des auteurs d'agressions, de braquages ou de vandalisme provenant de "quartiers sensibles" ou la surdélinquance de bandes de "jeunes" observable en ces lieux. Il aura fallu attendre l'épisode des émeutes de novembre 2005 pour apprendre de source officielle que chaque nuit ordinaire des centaines d'incidents de même type se produisaient.

La manipulation du langage

"La langue française a été soumise depuis un quart de siècle à une vaste opération de purification du langage." (Taguieff).
Il existe des interdits sémantiques. Chirac de dire lui-même lors des "dérapages" de Sarkozy en 2005 (ce dernier a employé deux expressions qui vont provoquer un tollé dans la "police du langage" : nettoyer les banlieues au Karcher" et "la racaille") : il y a des mots qu'on ne doit pas employer.
Cette manipulation du langage consiste donc à "substituer systématiquement des termes et expressions aussi lénifiants que trompeurs à tout ce qui se nomme sans fioriture le réel tel qu'il est. Afin de conjurer et transfigurer celui-ci, et en même temps conditionner les esprits à l'adoption d'une représentation rectifiée des choses."

Deux objectifs donc : modifier le réel et conditionner les esprits.
Exemples de ces modifications de langage :

- au lieu de "bande de jeunes criminels d'origine immigrée" on dit : "des jeunes".
- au lieu de "zone hors la loi où règne le terrorisme de rue" on dit : "quartier en difficulté ou cité sensible".
- au lieu de "les actes de délinquances ordinaire" on dit : "incivilités".
- au lieu de "émeutes ethniques" on dit : "émeutes urbaines".
- au lieu de "la dispendieuse réparation des dégâts commis" on dit : "politique de la ville".
- au lieu de "Gitan" on dit : "Communauté des gens du voyage".

Des réflexes pavloviens font surgir au moindre énoncé des termes magiques : à la demande de mieux assurer la sécurité publique on répond : "sécuritaire!" A la critique des formes traditionnelles de l'islam on répond : "islamophobe !" A la préoccupation de l'afflux migratoire on répond : "xénophobie!".

De qui est constituée cette police du langage et de la pensée ? Des islamistes (traditionalistes ou intégristes radicaux) opérant localement ou depuis l'aire islamique et "de puissants relais" au sein même des sociétés qui "non contents d'en répercuter les fatwas, les anticipent docilement, capitulent d'avance par peur des menaces ou crainte de déplaire ou provoquer."

Sur le Vieux Continent, les réflexes d'autocensure se développent surtout dans le champs artistique. La France, elle, n'est que "la pointe la plus avancée, celle où même le langage a déjà été perverti". Exemples d'autocensure artistique : l'Opéra de Berlin déprogramme "l'Idoménée" de Mozart à cause de la scène finale où l'on doit brandir les têtes coupées de Jésus, Bouddha, Poséidon et ... Mahomet.
Difficultés pour mettre le "Mahomet" de Voltaire à l'affiche, enfin aux Pays-Bas, le gouvernement a tenté d'interdire la diffusion sur internet du court-métrage "Fitna" et a interpellé le caricaturiste Gregorius Nekschott pour "incitation à la haine raciale."

A suivre...

(Merci à ma chère épouse pour son aide précieuse dans la lecture et la synthèse du texte)

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